mercredi 30 janvier 2013

CAR LA NUIT


Car la nuit c’est la vie aussi bien que la mort.
Le mouchoir insatiable absorbe les pensées
Qui pleurent sous son aile ensanglantée.

L’oiseau nocturne a scellé ses paupières,
Cache sa tête sous le manteau,
Renie ce que lui dit son cœur.

Une femme s’éveille à demi
Et cherche de la main son complément absent.
Ses rêves désormais sont baignés de détresse
Car tout sommeil est un naufrage solitaire.

Les étoiles sont assiégées
Par des rêveurs insomniaques
Aux mains préhensiles à l’extrême.

Le chagrin se tapit sous le pas de la porte
Tuerait de son poids la première venue
Si elle ne portait, cachée sous sa blouse,
L’antidote de sa cruauté.

Le feu froid de ses yeux
Méduse ses amants.
La première venue
Nue
Fontaine de tourments.


Jo Hubert - Février 2009.

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